Entretiens au fil du temps

Bref rappel des entretiens et réparations
qui ont préservé depuis 1929,
 ce voilier d'exception

Pretty Polly

 

  • 1929 : une régate par temps musclé est fatale à la première bôme de Pretty Polly,  une nouvelle bôme, encore plus longue la remplace pour rééquilibrer la surface de voilure. 

 

  • 1937 : devenu propriétaire Robin Laidlaw ne veut plus dépendre des remorqueurs pour rentrer au port comme son père : il fait installer un moteur auxiliaire à essence BERGIUS  2 cylindres de 15 CV.

Moonbeam

 

  • 1947 : Colin McNeal réaménage le cockpit, y ajoutant un dog house fixé à la poupe par d’épaisses tiges de bronze.

  • 1953 : les 15 CV du Belgius sont un peu légers pour déplacer les 47 tonnes lège de Moonbeam qui navigue toujours plus loin. Un moteur diesel de 4 cylindres de 60 CV de la Gardner le remplace.

 

  • 1958 : un équipage réduit est préférable pour la plaisance, aussi, le voilier est transformé en yawl. Un confortable siège de barreur surélevé et un petit mât de misaine sont ajoutés derrière le dog house. La grand voile s’enroule autour d’une bôme à rouleau.

  • 1959 : pour gagner en puissance, un nouveau Gardner 6 LW de 8 litres de cylindrée (2 x 3) de 95 CV est installé. Un système de refroidissement par un circuit d’eau douce via un Keelcooler, (échangeur placé le long de la coque sur babord) lui assurera une grande longévité.

Saracen

 

  • 1970 : à Long Island (NY – USA) ,  Harold et Patricia Sulger font poser sur les œuvres vives de Saracen (soit 93m²), une couverture de feuilles de caoutchouc chloré NOFOUL de la Hutchinson. Un rapport détaillé de 7 pages décrit l’opération. Grâce à cette protection, le teck de la coque a conservé jusqu’à ce jour l’aspect du neuf.

 

  • 1976 : un nouveau mât en aluminium est dessiné et construit par Hood pour Jack Du Gan en utilisant les plans de G.L. Watson, obtenus auprès de l’université de Glasgow. Prévu pour un grément Marconi, il perd 3 mètres mais domine encore le pont de 24 mètres. La bôme reste celle de Moonbeam avec son enrouleur et sa voile portant le n°8.

 

  • 1977 : sans inverseur,  les manœuvres au port sont malaisées. Pour associer une hélice à pas variable au moteur auxiliaire, la société danoise Hundested Motorfabrik fournit une nouvelle ligne d’arbre en inox. L’orientation des pales qui permet de régler l’allure et de faire marche arrière est commandée par un volant positionné derrière le cockpit.

 

 

Courtlinne

 

  • 1988 : la Hundested Propeller fournit des pièces de rechange à  Graham H. Lambeth . On comprendra 20 ans plus tard que l’axe de la ligne d’arbre a été cassé.

 

  • 1989 : l’ancien haubanage est remplacé par des haubans NORSEMAN Marine inox NS22 monotoron de 12,7 mm.

 

  • 1990 : dans la perspective de la cession de Courtlinne,  sur recommandation de l’expert Paul Coble, les vis de la proue sont remplacées en bronze silicone. 

Juliette

 

  • 1991 : insuffisament équipée pour traverser l'Atlantique, Courtlinne est ramenée des USA par cargo à l’automne. Giorgio Lo Stimolo engage une campagne de restauration dans un chantier situé sur la Seine à proximité de Paris d’où il peut surveiller les travaux pour faire renaître de son ancienne splendeur le yacht qu’il vient d’acquérir. Plus de 2 ans de travaux réalisés à flot ont occupé deux personnes en continu, en sus des techniciens du chantier et des divers fournisseurs. Voir en page annexe le détail des travaux effectués et des équipements ajoutés.

 

  • 1993 : depuis sa voilerie Doyle à Fréjus Florence Legrand dessine et réalise le nouveau jeu de voile en dacron : GV, génois et trinquette.

 

  • 1995 : Walsh’s Engineering qui assure le suivi des moteurs Gardner envoie à Deauville un mécano pour remplacer le volant (200 kg) et le démarreur du moteur.

 

  • 1998 : la totalité des joints de pont sont refait avec un caoutchouc siliconé WKT, très élastique et de grande tenue dans le temps.

 

  • 1999 : à La Rochelle, le chantier Daniel Despierre remplace la partie haute de l’étrave par une pièce de lamellé de chêne.

 

  • 1999 : le moteur auxiliaire Gardner est enfin doté d’un inverseur fourni et installé par Walsh’s Engineering, pour remplacer l’embrayage à fourchette.

 

  • 1999 : un enrouleur est installé pour la trinquette, modifiée en conséquence ; fin des siestes moelleuses à l’avant par petit temps.

 

  • 2005 : à Port Saint Louis, remise à neuf du tableau électrique et réfection de la peinture de la coque à l’occasion d’une mise à sec pour carénage.

 

  • 2008 : pour réutiliser l’enrouleur de bronze d’origine qui équipait la baume remplacée en 1992, Giorgio Lo Stimolo imagine un système pour la faire tourner avec un moteur électrique de guindeau (prévu pour fonctionner dans les deux sens). Thierry Petitjean d’Antibes mât l’adapte sur la bôme en carbone qu'il fabrique. Il révise à l’occasion le mât et adapte le rail pour faciliter la montée et descente de la GV. Florence Legrand réalise une nouvelle GV lattée en spectra revêtu de taffetas blanc qui s’enroule sur la nouvelle bôme.

 

  • 2009 : l’arbre d’hélice s’était révélé cassé à l’arrivée à Fréjus en août 2008. Après plusieurs mois de délais Hundested Propeller fournit le nouvel axe, remonté par le chantier de Monaco Marine.

 

  • 2009 : à Port Saint Louis du Rhône, réfection de l’installation électrique avec un nouveau générateur Dynamica mini 40 associé à un chargeur/ inverter/combo Victron quatro  24/5000.

 

  • 2011 : une nouvelle ancre SPADE de 75 kg remplace la FOB abîmée lors d’un mouillage à Ustica.

 

  • 2012 : en avril, un incident de quai a détruit les batteries et le Victron.  De nouvelles batteries Optima et un chargeur Quick 80A assurent le remplacement  d'urgence.

 

  • 2017 : restauration des joints de pont et des parties abîmées des lattes de pont qui sont scarfées et remplacées.

 

  • 2019 : pour préparer Juliette à continuer de naviguer en toute sécurité avec la même solidité qu'avait Pretty Polly,  il semblait nécessaire de remplacer les varangues vieilles de 90 ans et de vérifier les pieds de membrure et la structure de la cale. Ce chantier a été confié à l’Oceanica Naval Cantiere de Licata, réputé pour la compétence de ses charpentiers marine et ses prestations d’excellence. Beaucoup d’aménagements et d’équipements (dont le mât et le moteur) devaient être déposés pour accéder aux fonds, aussi, dans une logique de sécurisation pour le futur, ces travaux ont été l’occasion d’une importante remise à neuf.  (voir en page annexée le détail des travaux effectués).

 

  • 2020 : démontée pour faciliter les travaux dans les fonds, l’électricité du bord a été entièrement refaite par Giuseppe Vedda, en ayant recours au meilleur de la technologie disponible pour l’équipement des bateaux de croisière. L’installation est entièrement neuve : cablerie, jauges, compteurs, prises etc et le générateur Dynamica alimente désormais 20 batteries au Lithium délivrant 300 A gérées par un inverter/combo Victron 24V contrôlé via une app 123/Smart BMS.

 

  • 2020 : une avarie lors du retour à Palerme a révélé une faiblesse du moteur. Walsh’s Engineering le remplacera par un autre Gardner modèle 6LB de format similaire plus récent, ce qui permet de conserver les améliorations apportées par le chantier à l’occasion du remontage du moteur.