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Campagne de restauration 2019 / 2020

 

Oceanica Naval Cantiere de Licata

Dans la perspective de continuer à naviguer en toute sécurité dans les années à venir, il convenait de s'assurer de la solidité de la structure de la cale et des pieds de membrure et de remplacer les varangues abîmées, vieilles de plus de 90 ans, afin que la coque retrouve sa fiabilité d’origine.

 

Dans la mesure où, pour effectuer ce contrôle et les remplacements jugés nécessaire, il fallait déposer et démonter un grand nombre d’équipements pour accèder aux fonds, les compétences du chantier le permettant, il a été décidé d’en profiter pour réaliser une restauration plus complète, incluant le recalfatage et la peinture des oeuvres mortes de la coque, la révision du mât, une complète remise à neuf de l’installation électrique et l'amélioration de divers équipements annexes.

 

Après remise à l'eau, dès les premières sorties du chantier, le moteur Gardner a montré des faiblesses telles qu'il s’est avéré judicieux (après 60 ans de service), de le remplacer par un modèle similaire, mais plus récent.

 

Commencés en 2019, ces travaux ne seront finis qu’en 2021 avec le mise en place du nouveau moteur. L’importance des travaux et l’irruption du Covid qui a entrainé des mois d'arrêt pour cause de fermeture du chantier, expliquent la durée de cette campagne de travaux.

Préparation des travaux :

 

L’accès aux pieds de membrure et aux varangues exigeait non seulement le démontage des planchers et de certaines portes, mais aussi le déplacement du moteur après démontage de son coffre, le démâtage et l’enlèvement de tout ce qui encombrait les fonds : réservoirs (gasoil, eaux noires) avec leurs tubes d’entrée et de sortie, tubes d’eau (les réservoirs étant à l’arrière), tous les faisceaux de fils électrique courant sous les planchers, et à l’extérieur du Keel-cooler  qui était jusque-là toujours resté en place lors de précédents carénages.

vérification des membrures & remplacement des varangues

 

Conformément à l’objectif initial, les pieds de membrure ont été vérifiés et les parties trouvées abîmées ont été scarfées et remplacées.

Les anciennes varangues, vieilles de 90 ans, moitié en cornière d’acier , moitié en fer forgé, ont été remplacées par des  nouvelles varangues fabriquées sur place à partir de plats d’acier inox AISI 316L mis en forme en atelier, puis soudées sur place et boulonnées. Les nouvelles varangues ont reçu une couche de minium epoxy et la cale a été dambolinée. C'était l'objectif principal du chantier, mais ce travail n'a finalement représenté qu'un cinquième de la rénovation effectuée à l'occasion.

Déboulonnage des anciennes varangues et reboulonnage

 

La couche de caoutchouc chloré Nofoul, posée en 1970 sur les œuvres vives de la coque a dû être découpée pour accéder au teck des bordées lors du déboulonnage des anciennes varangues. Après le boulonnage des nouvelles varangues et la pose de tapos, des bandes ont été découpées pour recomposer la couche de protection. Cette mise à nu a révélé l’exceptionnel état de conservation du teck de la coque. Ces feuilles de caoutchouc chloré n’étant plus produites par Hutchinson, la compatibilité d’un produit de substitution a été testée (mode de pose et tenue dans le temps) pour reconstituer in fine cette protection apposée en couche de même épaisseur sur toutes les œuvres vives. Un nettoyage à haute pression des oeuvres vives pour enlever les traces du précédent antifouling (rouge) a révélé quelques défauts d’adhérence souvent à la jonction des feuilles "Nofoul" colées il y a 50 ans : les parties non adhérentes ont été découpées,  faisant l'objet de nouvelles bandes, souvent horizontales, de bordées mises à nu pour les recouvrir de la nouvelle couche du produit de substitution (noir), puis de caoutchouc chloré (gris) et enfin d'antifouling (rouge). 

Réfection de l'étambrai

 

Un nouvel étambrai a été fabriqué pour remplacer l'ancien qui datait probablement de 1956 et montrait des signes de faiblesse.

Remise à neuf du Keel cooler


Parmi les équipements qui n'avaient pas été démontés depuis au moins 30 ans, le keel cooler à travers lequel passe l'eau de refroidissement du moteur. Il a été enlevé pour le reboulonnage des varangues. C'était l'occasion d'un nettoyage et d'une remise à neuf.  

Remontage du moteur annexe Gardner

 

Le moteur déplacé pour accèder aux varangues qu'il recouvrait au centre du bateau est resté suspendu dans la cabine avant pendant plusieurs mois avant d'être remis en place... pour pas longtemps puisqu'il a été décidé, peu après la fin du chantier, de le remplacer.

 

Certaines améliorations apportées à l’occasion de son remontage  serviront néanmoins au nouveau moteur, de format similaire,  qui le remplacera :  nouveaux supports et silentblocs, arbre de transmission révisé et réinstallé avec une meilleure mise en ligne de ses 3 paliers, échappement refait et muni d’une sonde de température, etc.

Remise à neuf des oeuvres mortes

 

Les bordées des œuvres mortes ont été recalfatées à l’ancienne, puis  poncées, enduites et repeintes de plusieurs couches de peinture bicomposante .

Le pavois a été poncé et reverni.

Révision du mât

 

Puisque le démâtage s’imposait pour accéder aux membrures cachées par l’embase, c’était l’occasion d’une complète révision du mât : pied de mât, barres de flèche et ferrures démontées, vérifiées, mât repeint , feux remplacés,  burgee et nouvel anémomètre, etc. L’ancienne embase plusieurs fois modifiée lors des divers changements de mât, est remplacée par une nouvelle embase, fabriquée comme la précédente en chêne, mais désormais d’une seule pièce.

Remontage des aménagements intérieurs et des équipements 

 

Le remontage des équipements a été effectué avec des éléments neufs, refaits et/ou améliorés et en occupant les fonds de façon plus rationnelle. Par ex. : le réservoir de gasoil du moteur Gardner a été refait avec un profil modifié, le coffre moteur a été modifié, le Raritan a été replacé plus proche des 2 WC pour un meilleur fonctionnement, l’assise des planchers et de la descente ont été renforcés, le circuit d’eau reconstruit comme précédemment en gravitaire, mais avec des tubes en PVC spécifique multicouche sanitaire au lieu du précédent Tricoclair,  etc.

Eléctricité du bord entièrement remise à neuf

 

Une grande partie de l'installation électrique datait de la restauration de 1992. Après 28 ans de mer, certaines connections montraient des signes de corrosion. En outre, pour remplacer les varangues, il convenait d'enlever les faisceaux de cables qui courraient sous le plancher. Il a donc été jugé opportun de procéder à une remise à neuf de l'ensemble de l'installation.

Ce travail a été confié à  Giuseppe Vedda qui a reconstruit, repensé et modernisé  l’électricité du bord. (voir sa relation en lien).

 

Désormais, Juliette est equipée du meilleur de la technologie disponible pour l’équipement des bateaux de croisière avec des batteries de service composées de 16 cellules au Lithium LiFePo4 de 150ah délivrant 300 Ah en 24 V, gérées par un BMS123 pour le contrôle de chaque cellule. Le système de charge à quai, du générateur (Dynamica mini 40 conservé) ou du moteur annexe est confié à un inverter/combo Victron Quatro 5000w 24V  120 A qui fournit, selon besoin 24 V en continu ou 220 V en alternatif.

Le contrôle des équipements a conduit au remplacement de toutes les jauges, des sondes du moteur, de la câblerie du mât, de l'antenne VHF et du radar. L'électronique de bord a été interconnectée. (permettant par exemple la lecture du sondeur sur le routeur). Le guindeau a été révisé.

Nouveau pupitre pour le poste de barre

 

Pour acceuillir les nouvelles connexions des différentes commandes du poste de barre, l'ancien pupitre du barreur était un peu étroit. Il a été refait, presque à l'identique, légèrement plus grand. Au joy stick de la commande du pas variable, s'ajoutent deux autres joy sticks qui remplacent les deux boutons de l'enrouleur du génois et les deux boutons du guindeau.  

Guindeau  révisé:

 

le moteur démonté et nettoyé, ses relais  et la câblerie ont été changés de même que le roulement à bille et le joint du capot.   

remise à l'eau

 

Plusieurs couches de caoutchouc chloré (gris) ont relissé les oeuvres vives avant qu'elles ne reçoivent l'antifouling .

Juliette est enfin remise à l'eau  le 3 août  2020.

Rematage

 

Commencé à l'aube pour profiter de l'absence de vent, le rematage et la remise en place de tous les espars a occupé toute la journée du 3 août 2020. La bôme conservée pendant tous ces mois de chantier avec sa GV enroulée et dans sa housse de protection a été ajoutée le lendemain matin. Il fallait ensuite aussi reconnecter tous les cables passés en pied de mât (feux et anémomètre, moteur et winch électriques de la bôme et de la GV, etc).

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